philanthropie

24 heures, 26 janvier 2006 par Elisabeth Nicoud

Du WEF à la philanthropie privée, Etienne Eichenberger ou l’entrepreneur social

L'homme est un fin connaisseur des coulisses du WEF puisqu'il y a bossé durant plus de quatre ans. Mais cette année, c'est pour son propre compte qu'Etienne Eichenberger s'est rendu à Davos, en marge du Forum économique. Pour y rencontrer ses pairs dans le cadre d'une rencontre réunissant plusieurs dizaines d'«entrepreneurs sociaux» venus des quatre coins de la planète. Le Genevois, à la tête d'une société née en octobre 2004 sous l'appellation wise, est un conseiller en philanthropie et en investissements sociaux.

«En gros, je joue le rôle de traducteur, en mettant en contact des privés ayant des fonds avec des gens sur le terrain, actifs dans des projets de développement», explique-t-il. Tout en garantissant une expertise indépendante et une transparence quant à l'utilisation des dons. Pour l'heure, wise gère quatre projets, en Colombie, au Pérou et au Vietnam, et a su convaincre une quinzaine de clients. Ravi de la marge de manœuvre que lui offre la philanthropie privée, Etienne Eichenberger se montre également enthousiaste par ses rencontres davosiennes, très loin de la rhétorique, estime-t-il.

«En deux jours, j'ai pu discuter avec un grand nombre de personnes qui ont une volonté d'accomplir des choses concrètes. Et qui prouvent que c'est possible!» Loin du Centre des congrès toutefois, même si l'initiative revient à la Fondation Schwab, gérée par son épouse. . . Mais, signe des temps, certains mondes arrivent parfois à se rejoindre. C'est le cas d'Etienne Eichenberger qui, durant ses années passées au WEF, a contribué à mettre sur pied l'Open Forum. Soit un dialogue entre la société civile et les élites dirigeantes, politiques ou économiques, invitées au forum.



© Thierry Parel

«(…)Il n'y a rien de plus puissant qu'un entrepreneur social avec une grande idée.»

William Drayton, Chairman, Ashoka